Avis | La bataille pour une mine qui détruirait la pêcherie de saumon la plus précieuse au monde n’est pas terminée

New York Times - 24/09
Le gouverneur de l’État a demandé à la Cour suprême de ressusciter un projet largement contesté et rejeté par le gouvernement fédéral.

Depuis des décennies, une entreprise canadienne cherche à creuser une énorme mine à ciel ouvert au cours supérieur du bassin versant de la baie de Bristol, qui s'étend sur 40 000 milles carrés, dans le sud-ouest de l'Alaska. Appelée Pebble Mine, cette mine détruirait la pêcherie de saumon la plus productive de la planète et appauvrirait les communautés qui en dépendent.

À quel point cela serait-il grave ? L’ampleur de l’opposition offre une idée. L'ensemble de la délégation du Congrès de l'Alaska s'oppose au projet. L’administration Trump lui a refusé un permis en 2020, et cette année, l’Environmental Protection Agency a émis un rare veto, bloquant effectivement la mine. Le projet se heurte à l'opposition d'un consortium de tribus autochtones de l'Alaska qui représentent environ 80 pour cent de la population vivant dans la région. En 2016, cette pratique a été condamnée par un vote quasi unanime du Congrès mondial de la nature de l'Union internationale pour la conservation de la nature.

Tous les principaux partenaires miniers du projet se sont retirés il y a dix ans, laissant le projet à son propriétaire canadien en difficulté financière, Northern Dynasty Minerals.

Et pourtant, ce projet d’extraction de cuivre, d’or et de molybdène refuse de mourir. Le gouverneur de...
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